Pour éviter les complications liées à l’infestation parasitaire, il est recommandé d’administrer un vermifuge aux chevaux régulièrement, et notamment lors des changements de saison. Explications.

Reconnaître les signes d’un cheval parasité

En quantité trop nombreuse dans le système digestif du cheval, les parasites internes – larves de mouches, cestodes, nématodes, trématodes, etc. – sont la cause de très nombreuses pathologies, dont certaines très dangereuses pour l’équidé : démangeaisons au niveau de l’anus, ulcères gastriques, coliques hémorragiques, ventre gonflé, diarrhées chroniques, amaigrissement, tumeurs intestinales, etc.

Les cyathostomes de la famille des Nématodes, qui concernent 1 cheval sur 3, sont particulièrement dangereux. Les symptômes qu’ils induisent ne pas pas toujours très visibles (léger amaigrissement, diarrhées…). Résistants à de nombreux types de vermifuges, ils peuvent entraîner la mort du cheval.

Quand vermifuger son cheval ?

S’il est impossible d’éradiquer tous les parasites du cheval, il est nécessaire de limiter leur développement avec un vermifuge équin.

Le printemps et l’automne constituent les meilleures périodes pour les parasites qui se développent davantage par temps doux et humide. Il est donc fortement conseiller d’administrer un vermifuge à son cheval au printemps et un vermifuge à l’automne.

Privilégier une vermifugation sélective et raisonnée

Pour limiter le nombre de vermifugations (et leurs éventuels effets secondaires), il est recommandé de réaliser une coproscopie tous les 3 mois. Cet examen, qui s’effectue sur crottin frais, permet de compter le nombre d’œufs de parasites et d’effectuer un vermifuge ciblé si besoin.

Cependant, pour les poulains de moins de 2 ans ainsi que les chevaux âgés ou malades, il est conseillé d’administrer un vermifuge aux 4 changements de saison.

Quel type de vermifuge ?

Les vétérinaires préconisent d’effectuer des traitements ciblés selon le type de parasites, en alternant les vermifuges. Les parasites deviennent en effet de plus en plus résistants. Ainsi, une même molécule ne sera pas administrée deux fois de suite ou encore plusieurs printemps d’affilée.

Comment administrer le vermifuge à mon cheval ?

Les vermifuges chevaux (fenbendazole, ivermectine, moxidectine, praziquantel…) peuvent être administrés de 2 façons : en les mélangeant à la nourriture habituelle (pilule parasitaire) de l’animal ou à l’aide d’une seringue de dosage.

Certains chevaux étant réfractaires à la seringue, il faut ruser. Introduisez dans une vieille seringue de vermifuge de la compote, du miel avec de l’eau ou toute autre solution sucrée suffisamment liquide qu’il affectionne.

Vérifiez ensuite que votre cheval a la bouche vide et administrez-lui à la commissure des lèvres (au niveau des molaires) le véritable vermifuge. Maintenez-lui la tête en arrière pour ne pas qu’il recrache le médicament

Agissant environ 8 heures plus tard, le vermifuge cheval sera préférablement administré le soir. Vous pourrez ainsi facilement vérifier d’éventuels effets indésirables.

Comment limiter le développement de parasites ?

Pour limiter l’infestation parasitaire des chevaux et réduire la vermifugation équine, voici quelques recommandations :

  • effectuez un nettoyage régulier des crottins (au moins une fois par jour),
  • limitez la densité des chevaux par hectare (compter 1 cheval/ha),
  • réalisez la rotation des pâtures,
  • évitez de faire paître vos chevaux dans des zones marécageuses…